Las Vegas, la folle

La ville du vice comme la surnomme les Américains, s’est imposée sur notre road trip car elle constitue de part sa situation géographique un stop idéal entre la Death Valley et les  Grands Parcs plus à l’Est – Zion Park, Glen Canyon, Monument Valley et Grand Canyon.
La ville surgit telle une Oasis en plein milieu du désert. Un bassin de vie construit de toutes pièces en pleine fournaise désertique du Nevada… avant il n’y a rien, après non plus.

On pénètre dans la ville du vice sur des autoroutes à 6 voies, des voitures énormes ou les derniers coupés cinquante vous dépassent en trombe.
A la station essence où l’on s’arrête faire le plein, le conducteur de la voiture qui nous précède referme son réservoir d’essence en s’enfilant une bonne lampée de sa fiole de whisky.

Partout aux US, il est interdit de fumer et de boire dans la rue. Pas à Vegas où cigarettes et alcools sont autorisées même dans les hôtels.

La chaleur est accablante ( aux alentours de 40 degrés en journée et de 25° la nuit). Des lumières scintillent de partout. Le bruit est constant : voitures, musique d’ambiance plutôt techno, voitures, machines à sous qui sonnent… C’es fou, c’est dérangeant et c’est faux..

Une véritable hérésie environnementale : toute la ville est climatisée ( on a même eu froid sur une terrasse en pleine air parce que climatisée).
Sur le strip, la rue principale qui accueille les grands hôtels resort, la déco de nuit est tape à l’oeil : lumières, fontaines, musiques magnifient un décor en carton pâte qui reproduit des édifices architecturaux des 4 coins du Monde. Le jour, le décor en carton pâte est bien moins somptueux.
Un sentiment mitigé nous habite, on assiste à un spectacle sans vouloir y être acteur. On a du mal à comprendre la folie des gens présents pour les jeux d’argent. Présents partout.
Cette ville manque d’humanité.

Nous y retournons une petite semaine plus tard après un périple dans les majestueux grands espaces de l’Utah et de l’Arizona (j’ai écrit en début de post) que c’était une escale quasi indispensable dans un road trip – surtout que l’hôtellerie n’y est pas très chère ( le business locale préférant que les touristes dépendent leur argent dans les machines sous que pour se loger). Nous posons nos sacs de routard dans le Golden Nugget (la pépite d’or) situé dans le vieux Vegas – au coeur de Fremont Street. Là encore on est abasourdi par la débauche d’excès. Mais cette fois, ce côté too much nous semble moins froid. Fremont Street est en fait une longue avenue de 600 m, entièrement recouverte d’un dôme lumineux. On se retrouve dans un dôme climatisé : nous ne savons où donner du regard – on découvre Elvis (pour ceux qui ne l’on pas vu rendez-vous sur la page Facebook), un vieux nacked cowboy qui ressemble plus à une barique, des filles déshabillées qui dansent sur les comptoirs dans la rue.  On regarde à gauche à droite sans trop croire à ce spectacle trash, et hop voilà que file au dessus de nos têtes une tyrolienne qui propulse les plus vaillants d’un bout à l’autre de la rue.

Tout arrive à Vegas et cette ville mérite bien sa devise « What happens in Vegas stays in Vegas ! »

On se souviendra de ces deux escales dans la ville du vice, mais d’un commun accord elle ne figurera pas parmi nos tops.

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