A Quito

Les photos 

Jeudi 24 août : Découverte du centre historique (Malo)

Pour cette première journée en Equateur nous avions prévu de découvrir le centre historique de Quito, la capitale. Nous nous sommes levés vers 9h et avons profité du petit dej servi dans notre hôtel/chambre d’hôtes. Nous avons ensuite pris le bus pour le centre ville où nous nous sommes baladés.
Quito est une ville très plaisante et les Equatoriens sympas. Nous avons mangé une soupe et du porc avec du riz (poisson pour les parents). Après avoir vu des dizaines d’églises, de chapelles et de cathédrales (les Equatoriens sont très croyants), nous avons repris le bus pour rentrer et nous doucher avant d’aller manger chez nos hôtes.

Vendredi 25 août : Musée Guayasamin (Estelle)

Pour la première fois depuis notre départ, nous nous réveillons sous la pluie. Sans nous concerter, nous évoquons la possibilité, Yves et moi, de modifier le programme du jour : reporter notre visite à la Mitad del Mundo. L’annonce de notre hôte lors du petit déjeuner d’une « para del bus » (grève) renforce notre idée de bousculer nos prévisions.
Dirigé pendant 14 ans par le président Correia , l’Equateur a vécu une belle période de prospérité  : découverte de pétrole en Amazonie, diminution significative de la pauvreté. Un nouveau président a été élu en début d’année, mettant au jour de nombreuses corruptions de l’ex président, parti depuis se réfugier en Belgique. La période est donc un peu moins prospère : le nouveau gouvernement voulant semble t’il faire preuve de plus de rigueur.
Nous passons donc la matinée au calme dans la ghesthouse – chez Elena, une très bonne adresse et nous en profitons pour travailler. Malo se lance dans son bilan Us-Canada autour de la problématique « développement -développement durable ». Saïk rédige avec Yves sa deuxième chronique pour le web quotidien Dimoitou News avant de se lancer dans une série de révision de maths. Merlin écrit un message à l’attention de ses camarades d’école – après avoir avalé à la vitesse de l’éclair sa séance de maths.
Cette pause maison nous a tous fait du bien et nous permet d’apprécier la visite du musée-maison de l’artiste peintre Guayasin – le Picasso équatorien. Le musée est d’une grande qualité picturale, son œuvre est très austère et torturée pour traduire et dénoncer l’esclavage et l’oppression des peuples.
C’est Paco, notre hôte qui nous a servi de chauffeur. Au retour dans la voiture les enfants se lancent dans un jeu de rôle : jouer au président et gouvernement d’une république imaginaire dont la principale préoccupation est de mettre en place une équipe de vélo performante ! C’est très drôle de les entendre construire et discuter de leur république. De retour à l’hôtel, ils passent bien une heure à poursuivre leur jeu de rôle. Peu de choses mais de bonnes idées suffisent à s’amuser.
Nous partageons le repas du soir avec nos hôtes et Christine et Philippe des Français amateurs de l’Equateur : ils y reviennent depuis 6 ans .

Samedi 26 août : Marché d’Otavalo (Yves)

Deuxième réveil de la semaine aux aurores (5h) pour toute la famille. Cette fois, ce n’est pas pour prendre l’avion, mais pour filer à Otavalo, une ville située à deux heures au Nord de Quito, où se tient chaque samedi l’un des plus grand marché des Andes. Les origines du marché remontent à l’époque pré-inca quand les marchands arrivaient à pied de la jungle pour commercer.
Le marché est divisé en trois parties : un marché des animaux, un marché alimentaire et un marché artisanal.
Si nous avons fait le choix de partir aux aurores, c’est parce que Paco, chez qui nous logeons à Quito, nous a vivement recommandé de nous rendre au Mercado de animales, qui ferme ses portes à 10h.
Et nous n’avons pas eu à le regretter. Car même si nous n’avions pas l’attention d’acheter un porcelet criard, un cochon d’Inde, ou une vache somnolente, le spectacle valait vraiment le déplacement.
Pendant près d’une heure, nous nous sommes régalés à regarder les Otavaleños, pour nombre d’entre eux dans leur tenue traditionnelle quetchua, négocier le prix d’un veau, ou d’un cochon, avant de les embarquer en les tirant par une laisse, ou pour les plus récalcitrants à grands coups de pieds au cul.
En sortant du marché, Malo nous rappelle d’ailleurs que l’on s’est engagé à installer un poulailler dans notre jardin à notre retour à Vern, l’été prochain…
Nous poursuivons notre matinée en nous baladant dans les allées du marché artisanal situé en plein cœur de la ville.
Mais le spectacle n’est pas aussi sympa. Si on excepte les artisans installés sur la Plaza del Poncho nous nous apercevons très vite que les allées adjacentes du marché ressemblent avant tout à un marché des contrefaçons, avec des Nike « originales » à 15 dollars, des sweat Hollister à 5 dollars, et des pickpockets à chaque coin de rues. Nous nous étions imaginé autre chose… Cela ne nous empêche pas d’acheter trois beaux bracelets tissés aux garçons en souvenir de leur passage à Otavalo avant de mettre le cap sur le marché alimentaire où nos estomacs affamés ont fini par nos conduire.
Comme à Quito, deux jours auparavant, nous optons pour une petite échoppe remplie d’Equatoriens, ce qui nous paraît le meilleur moyen d’éviter le piège attrape touristes. Pour 2 dollars par personne, nous avons le droit à une grande assiette de soupe de pommes de terre et d’abats, un morceau de poulet avec du riz et un jus d’ananas.
Quand on voit le prix où nous payions nos salades à San Francisco, on comprend mieux pourquoi l’Equateur est en train de devenir le nouvel eldorado des retraités américains.
Nous regagnions Quito en bus en milieu d’après-midi. Un peu lessivés. Mais néanmoins comblés par notre périple à Otavalo.

Dimanche  27 août  : La Mitad del Mondo (Malo)

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Après avoir attendu le bus pendant près de 45 mn,nous avons finalement pris le taxi jusqu’au musée parc de la Mitad del Mundo.  En réalité, nous n’avons pas visité la Mitad del Mundo, mais le musée Inti Ñan, plus petit et apparemment bien plus sympa. Nous avons pu découvrir la puissance de l’équateur en marchant sur la ligne, en observant l’eau tourner au sud et au nord dans un sens différent et en essayant de faire tenir un œuf sur un clou. Nous avons aussi pu découvrir les traditions des Indiens locaux qui coupent la tête de leurs ennemis et leur réduisent la tête par un certain procédé. Après cette visite, nous sommes allés manger sur un stand dans une kermesse toute proche du musée. Nous avons ensuite pris le bus pour rentrer à Quito et plus précisément à la Plaza Grande, la place principale de Quito mais aussi le palais présidentiel. Maman avait prévu de visiter une Eglise mais des Français sortant de celle-ci nous l’ont déconseillée. Nous sommes donc rentrés… en taxi, les bus étant moins fréquents le dimanche. Une fois arrivés nous nous sommes posés dans notre appart avant d’aller manger.

Lundi 28 août : Montée à 4100 m via El TeleferiQo (Merlin et Estelle )

Ce matin, nous avons eu le droit de dormir un peu plus longtemps, nous nous sommes levés à 8h45. Nous avons pris le petit déjeuner sur la terrasse : le petit colibri n’était pas dans son nid alors qu’on l’avait vu hier matin. Au menu du petit déjeuner, nous avions un gâteau cuit dans une feuille de banane, c’était bon mais un peu tafus ( : sec pour ceux qui ne comprennent pas le parler finistérien).
On a pris le bus pour un long moment, à peu prêt 45 minutes puis un taxi qui nous a amenés au pied du volcan Rucu Pichincha. Nous sommes montés dans el TeleferiQo, dans une cabine toute propre, elle a été lavée devant nous.
Après un trajet de 10 minutes, nous sommes arrivés à 4 000 m. C’était beau, il faisait un peu froid par contre. Nous avons décidé de nous balader et nous avons marché pendant 5O minutes. Nous étions attirés par le sommet. Il a fallu que les parents nous arrêtent à 4300 m car nous n’étions pas équipés pour aller plus haut.
Nous sommes redescendus, ça chatouillait les oreilles. Nous avons repris le bus jusqu’au Mercado Central où nous avons mangé… de la purée, des légumes, du chorizo et de l’avocat. C’était bon.
Nous sommes ensuite aller nous informer pour une escapade vers le volcan du Cotopaxi. On a hésité à acheter ce tour mais finalement on va attendre quelques jours pour nous décider. Dans 3-4 jours, nous serons au pied du volcan et nous  déciderons à ce moment là si nous gravirons une partie du Cotopaxi.
Nous sommes rentrés nous reposer et travailler chez Paco et Elena. Ce soir, nous sommes invités à manger chez Marie – une Française de Lanildut qui vit à Quito. Demain nous quittons Quito, direction le sud et la lagune de Quilotoa.

Nous avons passé notre dernière soirée à Quito chez Marie, Raphaël et Alouena. Marie est originaire de Lanildut, ses parents et ceux d’Yves se connaissent. Nous avions été en contact par mail lors la préparation de notre voyage. Nous avons profité de l’hospitalité chaleureuse de ce couple franco-équatorien. Leur petite puce a adopté Merlin comme compagnon de jeu. Ce moment d’échange et de partage d’un super bon dîner équatorien préparé par Raphael  nous a apporté beaucoup de bonheur.

Les photos de Quito

Une réflexion sur “A Quito

  1. Lise Mingot dit :

    Salut les gourm’. Je suis en train de devenir addict à votre voyage et je me surprend à vous guetter sur le blog, sur facebook ou encore sur intagram. Dès qu’il n’y a rien, je m’inquiète… ne nous laissez pas trop longtemps sans nouvelles! J’arrive désormais à reconnaître les auteurs de chaque article (avec Malo, on connait toujours le menu dans la détail, Estelle nous donne des détails culturels et Yves me fait beaucoup rire!!!) Quand à Saïk, je suis FAN.
    Quand serez vous au Chili?
    Des bisous. Lise & Co

    Aimé par 1 personne

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